Ôtrium naît avant tout de la nécessité ressentie par le trompettiste Quentin Ghomari d’aller plus loin dans l’expression singulière de sa musique, après un parcours jonché de compositions au sein de groupes et de jeux en sideman. En 2020, il profite de ce pas de côté imposé par le contexte pour avancer dans sa création et sa réflexion : Ôtrium sera une formation resserrée et dépouillée, qui se révèlera par la suite l’écrin approprié à cette recherche d’authenticité. Ce choix audacieux se traduit par une recherche constante de nouvelles sonorités et textures, permettant à chaque musicien d’apporter sa touche unique tout en s’inscrivant dans une cohésion harmonieuse. C’est grâce aux qualités d’écoute et d’inventivité de Yoni Zelnik (contrebasse) et d’Antoine Paganotti (batterie) que le son de ce trio prend vie : acoustique, brut et direct, fait de lignes mélodiques épurées qui résonnent entre elles et jouent avec le silence. Ce dialogue musical, à la fois subtil et puissant, permet d’explorer des émotions variées et intenses. Parfois méditative et onirique, parfois sauvage et obstinée, la musique d’Ôtrium est libre et a la fragilité d’une prise de parole sans filet, laissant la primauté à l’expressivité, à l’échange et à la spontanéité. Ainsi, chaque performance devient une expérience unique, une aventure sonore où l’art de l’improvisation prend toute son ampleur, révélant des paysages sonores inédits et captivants qui transportent l’auditeur dans un voyage musical profondément immersif.
Yoni Zelnik: Contrebasse
Antoine Paganotti: Batterie
Quentin Ghomari: Trompette, compositions
concerts à venir
14 octobre: Jazz en Seine/Duc des Lombards, Paris (75)
21 février: Clos des fées, Paluel (76)
